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Que faire en Roumanie ? Suivez le guide

Vous rêvez d’un voyage en Roumanie ? Ce guide, rédigé avec Maria, notre agente de voyage locale francophone, répond aux questions que l’on se pose avant de partir : que faire en Roumanie, quand partir, combien de jours prévoir et comment se déplacer. Vous retrouverez aussi toutes nos idées de voyage en Roumanie sur mesure avec une agence locale francophone.

Longtemps réduite aux clichés sur Dracula, la Roumanie est l’une des plus belles surprises d’Europe, à trois heures de vol de Paris. Les villes saxonnes de Transylvanie, Brașov, Sibiu et Sighișoara, ses églises fortifiées, les monastères aux fresques extérieures de Bucovine, les églises en bois et les traditions bien vivantes du Maramureș, les forêts des Carpates où vivent ours et loups, et le delta du Danube, immense réserve d’oiseaux, composent un voyage d’une rare authenticité.

Comptez une dizaine de jours pour un premier circuit, ou un long week-end pour découvrir Bucarest. En autotour, accompagné d’un guide ou chez l’habitant, Maria adapte votre itinéraire à votre rythme et à vos envies.

Tout savoir avant de voyager en Roumanie : quand partir, sites à visiter et infos pratiques.

Quand partir en Roumanie ?

La Roumanie connaît un climat continental, avec des étés chauds et des hivers froids et souvent enneigés dans les Carpates.

De mai à juin et en septembre : les meilleures périodes

C’est la meilleure période pour partir en Roumanie : températures agréables, campagne verdoyante ou dorée, et moins de monde qu’en plein été. Mai et juin sont aussi la meilleure saison pour observer les oiseaux dans le delta du Danube. Pour la côte de la mer Noire, privilégiez juin ou septembre.

Juillet et août : l’été et la haute montagne

Il fait chaud, parfois plus de 35 °C à Bucarest et dans les plaines, mais c’est la saison idéale pour la randonnée dans les Carpates et pour les routes de haute montagne : la Transfăgărășan est généralement ouverte de juillet à fin octobre, selon l’enneigement. C’est aussi la période des festivals, comme le festival médiéval de Sighișoara fin juillet.

D’octobre à avril : automne coloré et hiver blanc

Octobre offre de superbes couleurs d’automne dans les forêts des Carpates. L’hiver, froid et souvent enneigé, se prête au ski à Poiana Brașov ou Sinaia, aux marchés de Noël de Sibiu et de Brașov, et aux fêtes traditionnelles du Maramureș, entre Noël et le Nouvel An.

Côté décalage horaire, la Roumanie a une heure d’avance sur la France toute l’année.

Que faire en Roumanie, quels sont les principaux sites à voir ?

Brașov et ses environs

Place du Conseil et Église Noire à Brașov, Roumanie - Nirvatravel

Brașov

Au pied des Carpates, Brașov est l’une des plus belles villes de Roumanie. Sa place du Conseil, ses façades colorées, l’Église Noire, plus grande église gothique de la région, ses remparts et la Strada Sforii, l’une des rues les plus étroites d’Europe, se découvrent à pied. Un téléphérique monte au mont Tâmpa pour la vue sur la ville.

Château de Peleș et forteresse de Râșnov

À Sinaia, le château de Peleș, ancienne résidence d’été des rois de Roumanie, est un joyau néo-Renaissance aux intérieurs somptueux. Sur la route de Bran, la forteresse paysanne de Râșnov domine la vallée.

Le château de Bran

Perché sur son rocher, le château de Bran est associé dans l’imaginaire au Dracula de Bram Stoker, même si l’écrivain n’y est jamais venu et que le prince Vlad l’Empaleur n’y a pas vécu. Il reste un très beau château médiéval, aménagé par la reine Marie au 20e siècle. Tout près, le parc national de Piatra Craiului et sa longue crête calcaire se prêtent à la randonnée.

Notre conseil : visitez Bran tôt le matin ou en fin de journée pour éviter la foule, et ne manquez pas l’église fortifiée de Prejmer, classée à l’UNESCO, à vingt minutes de Brașov.

→ Voir le circuit « Roumanie hors des sentiers battus », 9 jours

Les villes saxonnes et les églises fortifiées de Transylvanie

Citadelle médiévale et tour de l'Horloge de Sighișoara, Roumanie - Nirvatravel

Sibiu

Fondée par des colons saxons, capitale européenne de la culture en 2007, Sibiu possède l’un des centres historiques les mieux préservés d’Europe : la Grande Place, les maisons aux « yeux » qui surveillent la ville depuis les toits, le pont des Mensonges, la cathédrale orthodoxe et le musée Brukenthal. Aux portes de la ville, le musée en plein air d’Astra présente des centaines de maisons et moulins traditionnels.

Sighișoara

Classée à l’UNESCO, la citadelle de Sighișoara est l’une des dernières villes médiévales encore habitées d’Europe, avec ses rues pavées, sa tour de l’Horloge et son escalier couvert menant à l’église sur la colline. C’est ici que naquit Vlad l’Empaleur, inspirateur du personnage de Dracula.

Biertan, Viscri et les villages saxons

Entre Sibiu et Sighișoara, les villages saxons et leurs églises fortifiées, classées à l’UNESCO, comptent parmi les trésors de la Roumanie. Biertan est l’une des plus impressionnantes. À Viscri, village préservé où le roi Charles III possède une maison, on dort chez l’habitant au rythme de la vie rurale.

→ Voir le circuit « Best of entre Transylvanie et Moldavie », 10 jours

Le cœur de la Transylvanie : Cluj, Turda et Corvin

Cluj-Napoca et la mine de sel de Turda

Ville étudiante animée, Cluj-Napoca est la capitale historique de la Transylvanie. À une demi-heure, la mine de sel de Turda, avec sa grande roue et son lac souterrain, offre un décor étonnant. Les monts Apuseni, à l’ouest, cachent grottes et villages perchés.

Château de Corvin et Alba Iulia

À Hunedoara, le château gothique de Corvin, avec ses tours et son pont-levis, est l’un des plus spectaculaires d’Europe. Non loin, la citadelle étoilée d’Alba Iulia et les forteresses daces des monts d’Orăștie, classées à l’UNESCO, racontent deux mille ans d’histoire.

La Transfăgărășan et les Carpates

Lacets de la route Transfăgărășan dans les monts Făgăraș, Roumanie - Nirvatravel

Construite dans les années 1970, la Transfăgărășan franchit les monts Făgăraș, les plus hauts de Roumanie, par une succession de lacets jusqu’au lac glaciaire de Bâlea, à plus de 2 000 mètres. Elle est généralement ouverte de juillet à fin octobre. La Transalpina, plus haute encore, est son alternative plus sauvage. Les Carpates, l’un des derniers grands espaces sauvages d’Europe, abritent ours, loups et lynx et se prêtent à de superbes randonnées.

Notre conseil : des ours s’approchent régulièrement des voitures sur ces routes. Restez dans votre véhicule, ne les nourrissez jamais et ne vous arrêtez pas pour les photographier de près.

Les monastères peints de Bucovine

Fresques extérieures du monastère de Voroneț en Bucovine, Roumanie - Nirvatravel

Au nord-est du pays, les églises de Bucovine, classées à l’UNESCO, sont couvertes de fresques extérieures du 16e siècle qui racontaient la Bible aux fidèles. Voroneț, surnommée « la chapelle Sixtine de l’Orient », est célèbre pour son bleu intense et son Jugement dernier. Moldovița se distingue par ses tons jaunes et or, Sucevița par ses verts et sa monumentale échelle des vertus, Humor par ses rouges. Plusieurs sont toujours habitées par des religieuses.

Notre conseil : une tenue couvrante est exigée, et les religieuses de certains monastères perpétuent l’art des œufs peints, à découvrir dans les villages voisins.

→ Voir le circuit « Best of entre Transylvanie et Moldavie », 10 jours

Le Maramureș, la Roumanie des traditions

Église en bois du Maramureș, Roumanie - Nirvatravel

À la frontière ukrainienne, le Maramureș est l’une des régions les plus traditionnelles d’Europe. Ses églises en bois aux clochers effilés, dont huit sont classées à l’UNESCO, ses portails sculptés, ses meules de foin et ses villages où l’on porte encore le costume le dimanche en font un voyage dans le temps.

Le cimetière joyeux de Săpânța

Ses croix de bois peintes en bleu, ornées de scènes naïves et d’épitaphes humoristiques racontant la vie des défunts, tournent la mort en dérision. Un lieu unique au monde.

Le train forestier de la vallée de la Vaser

Au départ de Vișeu de Sus, le Mocănița, l’un des derniers trains forestiers à vapeur d’Europe, remonte une vallée sauvage.

→ Voir le circuit « Roumanie en liberté », 10 jours

Bucarest, la capitale

Athénée roumain à Bucarest, Roumanie - Nirvatravel

Palais du Parlement

Voulu par Ceaușescu, ce palais est l’un des plus grands bâtiments administratifs du monde. Sa visite guidée plonge dans l’histoire contemporaine du pays. Le Palais royal, devenu musée national d’art, et le musée du Village, en plein air, complètent la découverte.

Vieille ville et Athénée roumain

Le quartier de Lipscani, avec ses passages, ses églises orthodoxes, ses terrasses et la librairie Cărturești Carusel, est le cœur animé de la ville. Un concert de l’Orchestre philharmonique George Enescu à l’Athénée roumain, salle Belle Époque, reste une expérience marquante.

→ Voir le circuit « Escapade à Bucarest », 4 jours

Le delta du Danube et la mer Noire

Pélicans dans le delta du Danube, Roumanie - Nirvatravel

Le delta du Danube

Classé à l’UNESCO, le delta du Danube est l’une des plus grandes zones humides d’Europe. Depuis Tulcea, on le parcourt en bateau à travers canaux, lacs et roselières, à la rencontre de quelque 330 espèces d’oiseaux, dont les colonies de pélicans blancs. Les villages de pêcheurs lipovènes, descendants de vieux-croyants russes, comme Mila 23 ou Jurilovca, offrent des nuits au calme.

La mer Noire et les cures thermales

Sur la côte, Constanța conserve des vestiges romains, et les stations comme Mamaia ou Vama Veche animent l’été. La Roumanie compte parmi les pays d’Europe les plus riches en sources thermales : à Eforie Nord, les boues du lac Techirghiol sont réputées pour leurs bienfaits.

Timișoara et le Banat

À l’ouest, Timișoara, capitale européenne de la culture en 2023, séduit par ses places baroques et Art nouveau. Plus au sud, le Danube s’engouffre dans les gorges des Portes de Fer, avec la statue géante du roi dace Décébale taillée dans la falaise.

Itinéraires en Roumanie : nos idées de circuits

Bucarest en 4 jours

Le Palais du Parlement, la vieille ville, les musées et un concert à l’Athénée roumain, avec possibilité d’une excursion à Sinaia et au château de Peleș.

→ Voir le circuit « Escapade à Bucarest », 4 jours

Roumanie en 9 à 10 jours : la Transylvanie

Bucarest, Sinaia et Peleș, Brașov et Bran, les villages saxons et Viscri, Sighișoara et Sibiu : le grand classique, en autotour ou avec chauffeur, avec des nuits chez l’habitant hors des sentiers battus.

→ Voir le circuit « Roumanie hors des sentiers battus », 9 jours

→ Voir le circuit « Roumanie en liberté », 10 jours

Itinéraire Roumanie en 10 jours : Transylvanie et Moldavie

La Transylvanie, puis la traversée des Carpates vers les monastères peints de Bucovine et, si le temps le permet, le Maramureș.

→ Voir le circuit « Best of entre Transylvanie et Moldavie », 10 jours

Roumanie en 15 jours : le grand tour

Ajoutez au circuit précédent le delta du Danube ou la Transfăgărășan en été, pour un voyage complet entre montagnes, villages et nature.

Vie locale, expériences et savoir-vivre en Roumanie

Îlot latin entouré de pays slaves et de la Hongrie, aux portes des Balkans, la Roumanie est fière de ses racines romaines et de sa langue, proche de l’italien et du français. Le pays est très majoritairement orthodoxe, et la foi tient une grande place dans la vie quotidienne, des icônes dans les maisons aux signes de croix devant chaque église.

La Transylvanie témoigne d’une histoire plus mêlée : une importante communauté hongroise y vit toujours, surtout dans le Pays sicule, tandis que les Saxons, installés depuis le Moyen Âge, ont pour la plupart émigré vers l’Allemagne après 1990, laissant derrière eux leurs villages et leurs églises fortifiées. Ajoutez la communauté rom, les Lipovènes du delta du Danube et une culture paysanne encore bien vivante, et vous obtenez l’un des pays les plus divers d’Europe. Membre de la Francophonie, la Roumanie garde aussi un attachement particulier à la France : beaucoup de Roumains, surtout parmi les plus âgés, parlent un peu de français.

L’accueil chez l’habitant

Dormir chez l’habitant, dans une petite pension rurale, est l’une des plus belles expériences d’un voyage en Roumanie. On vous accueille souvent avec un verre de țuică ou de palincă, l’eau-de-vie de prune maison, avant un repas copieux préparé avec les produits de la ferme : soupe aigre, fromage de brebis, légumes du potager, confitures et gâteaux. À Viscri, en Transylvanie, à Breb, dans le Maramureș, ou dans les villages de Bucovine, ces séjours permettent de partager le quotidien des familles, de la traite des vaches à la fabrication du pain.

Notre conseil : prévoyez au moins deux nuits au même endroit pour profiter pleinement de la vie du village, et laissez-vous guider par vos hôtes pour une balade dans les collines ou une visite chez un artisan.

Les villages saxons de Transylvanie

Entre Sibiu, Sighișoara et Brașov, des dizaines de villages construits par les Saxons forment un paysage unique : maisons colorées alignées le long de la rue principale, granges, vergers et église fortifiée au centre, où les habitants se réfugiaient lors des invasions. Après le départ de la plupart des familles saxonnes, des associations et des habitants ont entrepris de restaurer ce patrimoine, et plusieurs maisons sont devenues des hébergements de charme. Une visite avec le gardien des clés de l’église, souvent l’un des derniers Saxons du village, est un moment rare.

Le Pays sicule, la Transylvanie hongroise

À l’est de la Transylvanie, dans les départements de Harghita et de Covasna, les Sicules, ou Székelys, forment une communauté de langue hongroise très attachée à ses traditions. Panneaux bilingues, grands portails de bois sculpté, poteries de Corund et cuisine hongroise donnent à la région une identité à part. La mine de sel de Praid et les villages autour de Miercurea Ciuc valent le détour.

Le Maramureș, un monde paysan préservé

Dans le Maramureș, les traditions ne sont pas un spectacle. Le dimanche, villageois et villageoises se rendent encore à l’église en costume, les charrettes à cheval circulent entre les meules de foin, et chaque maison s’ouvre par un grand portail de bois sculpté de symboles protecteurs. Les artisans perpétuent le travail du bois, le tissage des tapis et la fabrication des chapeaux traditionnels.

Bergers et transhumance

Dans les Carpates, les bergers montent encore les troupeaux de brebis vers les alpages au printemps, et passent l’été dans des bergeries d’altitude, les stâne, où ils fabriquent fromages frais et fumés. Une halte dans une stână pour goûter le caș ou la brânză de burduf, fromage affiné dans une écorce de sapin, est une belle expérience. Attention toutefois aux chiens de berger, très protecteurs : gardez vos distances et ne traversez jamais un troupeau.

Dans les églises et monastères

Une tenue couvrante est exigée : épaules et genoux couverts, et les femmes sont souvent invitées à couvrir leurs cheveux d’un foulard, en particulier dans les monastères. Des jupes ou des châles sont parfois prêtés à l’entrée. À l’intérieur, parlez à voix basse et demandez avant de photographier, les photos étant parfois payantes ou interdites. Devant les églises, vous remarquerez deux présentoirs à bougies : l’un pour les vivants, l’autre pour les défunts.

Les grandes fêtes

Pâques orthodoxe, souvent à une date différente de la Pâques catholique, est la fête la plus importante de l’année : après la messe de minuit, on se salue d’un « Hristos a înviat ! » (« Christ est ressuscité ! »), auquel on répond « Adevărat a înviat ! », et l’on s’entrechoque des œufs peints en rouge. Le 1er mars, on offre le mărțișor, petit porte-bonheur noué d’un fil rouge et blanc, pour célébrer l’arrivée du printemps. Au printemps, la fête des brebis marque le départ des troupeaux vers les montagnes, et la nuit des Sânziene, le 24 juin, est entourée de légendes autour des fées et des fleurs. Entre Noël et le Nouvel An, les villages de Moldavie et de Bucovine s’animent de chants de Noël, les colinde, et de danses masquées de la chèvre et de l’ours, destinées à chasser l’année qui s’achève. Le 1er décembre, fête nationale, célèbre l’union de la Transylvanie à la Roumanie en 1918.

Musique et danses traditionnelles

La musique accompagne tous les moments de la vie : la doina, chant mélancolique inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO, les lăutari, musiciens traditionnels souvent issus de la communauté rom, qui animent mariages et fêtes, et la hora, ronde que tout le monde danse en se tenant par la main. Le Căluș, danse rituelle masculine, est aussi classé à l’UNESCO. Si vous êtes invité à rejoindre la ronde, ne refusez pas.

Le savoir-vivre au quotidien

Un « Bună ziua » (bonjour) et un « Mulțumesc » (merci) sont toujours appréciés. À table, on trinque en se regardant dans les yeux en disant « Noroc ! », et refuser un verre de palincă se fait poliment, avec le sourire. Chez l’habitant, il est d’usage de retirer ses chaussures en entrant. Si vous offrez des fleurs, choisissez toujours un nombre impair : les bouquets pairs sont réservés aux enterrements. Enfin, évitez de confondre Roumains et Roms, un amalgame qui blesse beaucoup de Roumains.

Bucarest, entre terrasses et parcs

Dans la capitale, la vie se passe en terrasse dès les premiers beaux jours. Le soir, les habitants se retrouvent dans les parcs Herăstrău ou Cișmigiu, dans les jardins-bars de la ville ou autour d’une assiette de mici et d’une bière fraîche. Une soirée dans une grande brasserie traditionnelle comme Caru’ cu Bere, avec ses vitraux et sa musique, est un classique.

Maria et son équipe vous briefent en détail sur ces usages avant le départ, et vous ouvrent les portes des familles et des artisans avec lesquels ils travaillent, pour que vous abordiez votre séjour en toute confiance.

Informations pratiques pour voyager en Roumanie

DERNIÈRE MISE À JOUR : OCTOBRE 2026

Décalage horaire

La Roumanie a une heure d’avance sur la France toute l’année : quand il est midi à Paris, il est 13 h à Bucarest.

Langues

Le roumain, langue latine, est la langue officielle, et le hongrois est parlé dans une partie de la Transylvanie. Le français reste assez répandu chez les générations plus âgées, l’anglais chez les plus jeunes.

Formalités

Membre de l’Union européenne et de l’espace Schengen depuis le 1er janvier 2025 pour ses frontières terrestres, la Roumanie est accessible aux Français avec une carte d’identité ou un passeport en cours de validité, pour un séjour jusqu’à trois mois. Si votre carte d’identité a été délivrée entre 2004 et 2013 et que sa date de validité est dépassée, sa prolongation automatique n’est pas officiellement reconnue par la Roumanie : voyagez alors avec votre passeport.

Sécurité

La Roumanie est un pays sûr. Restez vigilant face aux pickpockets dans les transports et lieux fréquentés de Bucarest, évitez le quartier de Ferentari et les taxis jaunes hélés dans la rue, préférez les applications de VTC. Évitez les zones proches de la frontière ukrainienne. Le pays est sismique : à Bucarest, certains immeubles anciens sont signalés à risque.

Les ours

Les Carpates abritent entre 6 000 et 7 000 ours bruns, y compris dans des zones touristiques comme Sinaia, Predeal ou la Transfăgărășan. Ne les approchez pas, ne les nourrissez jamais, restez dans votre voiture si l’un d’eux s’approche, et rangez vos déchets en randonnée. En montagne, privilégiez les sentiers fréquentés ou un guide local.

Conduire en Roumanie

Une vignette, la « rovinieta », est obligatoire sur toutes les routes nationales : elle s’achète en ligne, à la frontière ou en station-service. Le réseau d’autoroutes est encore limité et les routes secondaires inégales, avec charrettes et animaux : évitez de rouler de nuit. Tolérance zéro pour l’alcool au volant.

Communications, internet

Le réseau mobile et le wifi sont excellents dans tout le pays, y compris en zone rurale. Votre forfait mobile européen fonctionne sans surcoût d’itinérance.

Argent, change

La monnaie est le leu roumain (RON), la Roumanie n’ayant pas encore adopté l’euro. La carte bancaire est largement acceptée en ville, le liquide restant utile en zone rurale et chez l’habitant. Changez de préférence dans les banques plutôt que dans les bureaux de change de rue.

Électricité

Le courant est en 230 V, avec les mêmes prises qu’en France : aucun adaptateur n’est nécessaire.

Gastronomie roumaine : que manger en Roumanie ?

Généreuse et paysanne, la cuisine roumaine mêle influences balkaniques, hongroises et turques. Demandez à votre agente sa sélection de bonnes tables.

Sarmale et mămăligă

Le plat national : des feuilles de chou farcies de viande hachée, de riz et d’herbes, mijotées longuement, servies avec la mămăligă, polenta roumaine, et une cuillerée de smântână, crème aigre.

Mici

Petites saucisses grillées sans boyau, de bœuf et de porc relevées d’ail, servies avec moutarde et pain : l’incontournable des terrasses et des fêtes.

Ciorbă

Ces soupes aigres, de tripes, de haricots ou de légumes, ouvrent souvent le repas. La ciorbă de burtă, aux tripes, est une institution.

Papanași et cozonac

Les papanași, beignets au fromage frais nappés de crème et de confiture, sont le dessert préféré des Roumains. Le cozonac, brioche aux noix, accompagne les fêtes.

Palincă, țuică et vins roumains

La țuică et la palincă, eaux-de-vie de prune, se servent en signe de bienvenue. Les vins de Dealu Mare, de Cotnari ou de Transylvanie, comme la fetească neagră, méritent la dégustation.

Plans de vols pour la Roumanie

Nous pouvons vous conseiller sur les meilleurs plans de vol pour la Roumanie.

Bucarest est reliée à Paris par des vols directs, notamment avec Air France, TAROM, Wizz Air et Ryanair, en 3 heures environ. Des vols directs desservent aussi Cluj-Napoca, Sibiu, Iași ou Timișoara selon la saison, ce qui permet d’arriver au plus près de la Transylvanie ou de la Bucovine et d’éviter les allers-retours.

Santé & assurance voyage en Roumanie

Vaccins : être à jour des vaccinations usuelles est recommandé. Le vaccin contre l’encéphalite à tiques est conseillé pour les séjours en forêt ou en zone rurale.

Tiques et rage : après une randonnée, inspectez-vous pour repérer les tiques. La rage est présente, notamment chez les chiens errants, y compris à Bucarest : évitez tout contact avec les animaux et consultez rapidement un médecin en cas de morsure ou de griffure.

Eau : préférez l’eau en bouteille, en particulier en dehors des grandes villes.

La carte européenne d’assurance maladie permet une prise en charge dans les mêmes conditions que les assurés roumains : demandez-la au moins 15 jours avant le départ. Une assurance voyage complémentaire couvrant le rapatriement reste recommandée, en particulier pour les circuits en zone rurale ou de randonnée.

Questions fréquentes sur un voyage en Roumanie

Quelle est la meilleure période pour partir en Roumanie ?

Mai, juin et septembre, pour un climat agréable et moins de monde. Juillet et août conviennent à la montagne et à la Transfăgărășan, l’hiver aux marchés de Noël et au ski.

Combien de jours faut-il pour visiter la Roumanie ?

Comptez 9 à 10 jours pour la Transylvanie et Bucarest, 10 à 15 jours pour ajouter la Bucovine, le Maramureș ou le delta du Danube.

Peut-on voyager en Roumanie avec une carte d’identité ?

Oui, pour un séjour jusqu’à trois mois, à condition qu’elle soit en cours de validité. Si sa validité dépend de la prolongation automatique des cartes délivrées entre 2004 et 2013, partez avec votre passeport.

Le château de Bran est-il vraiment le château de Dracula ?

Pas vraiment : Bram Stoker ne l’a jamais visité et Vlad l’Empaleur n’y a pas vécu, mais son allure correspond au château du roman. Pour l’histoire du vrai Vlad, rendez-vous à Sighișoara, sa ville natale.

Quand peut-on rouler sur la Transfăgărășan ?

Généralement de juillet à fin octobre, selon l’enneigement. Le reste de l’année, la partie haute est fermée.

Y a-t-il des ours en Roumanie ?

Oui, plusieurs milliers vivent dans les Carpates, et ils s’approchent parfois des routes et des villes de montagne. Ne les nourrissez jamais, gardez vos distances et restez dans votre voiture.

Un projet de voyage en Roumanie ?

Maria, notre agente locale francophone, compose avec vous un circuit sur mesure à partir de ce guide, entre villes médiévales, monastères peints et villages authentiques. Découvrez tous nos circuits en Roumanie.

 

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